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      Voici les derniers articles mis en ligne :
      La mobilité en question
      Les terminaux mobiles sont partout. Impossible donc d’échapper aux nouveaux pc portables ou aux derniers pda. Gadgets ou vraies solutions mises au service des utilisateurs ?
      Une chose est sûre, ils permettent de faire des économies et répondent aux exigences de productivité des entreprises. Mais leur intégration n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les terminaux mobiles sont partout. Impossible donc d’échapper aux nouveaux pc portables ou aux derniers pda. Gadgets ou vraies solutions mises au service des utilisateurs ? Une chose est sûre, ils permettent de faire des économies et répondent aux exigences de productivité des entreprises. Mais leur intégration n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. En dépit de ventes qui ne cessent de croître, la mobilité n’est pas encore l’apanage de toutes les entreprises. Si le coût de ces solutions a diminué, les vieilles habitudes persistent. Elle présente pourtant bon nombres d’avantages à condition de savoir l’intégrer au sein de son entreprise. 674 millions d’unités ont été vendues dans le monde en 2004 soit une progression de 30% par rapport à 2003*. Pourtant, derrière le concept de la mobilité au service de l’entreprise se cache un ensemble de technologies différentes les unes des autres mais qui restent complémentaires. “Les terminaux”, tout d’abord, qui sont les équipements d’accès au réseau (téléphone mobile, pc portable ou encore pda). Les “moyens d’accès” au réseau comme la technologie Wi-Fi ou GSM. Le “transport” qui comprend la couche VPN et la passerelle mobile et enfin, “les services” tels que les serveurs et les bases de données. C’est l’ensemble qui permet aux collaborateurs de rester en permanence connectés au système d’information de la société. (suite dans le magazine 29)
      06/12/2005
      Passer aux ´logiciels libres´ ?
      Linux et ses acolytes ont désormais pris pied dans l´entreprise. Même si la migration des systèmes vers le logiciel libre n´est pas toujours possible ni souhaitable, il devient absolument vital de prendre en compte ce phénomène dans sa politique de gestion informatique.
      Le logiciel libre a pris une ampleur telle que Microsoft et autre grands fabricants de logiciels lui ont maintenant déclaré la guerre. En effet, depuis la création de Linux il y a dix ans, le modèle a fait du chemin. Depuis trois ans, il s´implante même fortement dans les entreprises, les médias et le grand public. "Le moment clé a été l´annonce par Netscape que le code source de son navigateur tombait dans le domaine public"(le 23 janvier 1998, NDLR), précise Frédéric Couchet, président de l´Association pour la promotion et la recherche en informatique libre (April). Depuis, les grands constructeurs informatiques se rallient à Linux. Intel a pris une participation dans le capital de Red Hat, Sun a racheté Cobalt, un fournisseur de serveurs Linux, et Dell et Hewlett-Packard multiplient les communiqués sur leur politique Linux. Selon la définition officielle, le logiciel libre est un logiciel qui est "librement et intégralement disponible, avec ses sources et le droit de le modifier et de le redistribuer". Moins gourmand, moins cher et plus souple Les entreprises sont particulièrement intéressées parce que : Premièrement,le coût est un peu plus faible qu´avec la solution du logiciel propriétaire; il n´y a quasiment pas de licences à acquitter. On ne paye plus les mises à jour, corrections de bugs ou nouvelles versions. Autre avantage, la souplesse de l´OS et sa faible gourmandise. Avec une seule machine, vous faites beaucoup plus de choses en même temps : serveur de mails, serveur de fichiers ou serveur d´impression. Alors que sous Windows les programmes, Exchange ou bases de données, sont très lourds; on se sent rapidement à l´étroit sur une même machine. Enfin, tout le système peut fonctionner avec des ordinateurs moins récents, moins puissants. Le matériel a ainsi une durée de vie plus longue. Cependant, les économies ne seront jamais substantielles car il faudra assumer les frais de migration et de formation. Aujourd´hui, les gens se tournent vers le logiciel libre pour des raisons souvent autres que le coût, pour la fiabilité, la transparence, la pérennité. "Un logiciel, moins on en entend parler, mieux on se porte, rappelle Stéphane Fermigier, président de l´Association française des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (Aful). Il y a ainsi des serveurs Linux qui tournent depuis plusieurs années sans jamais avoir été « rebootés ! »". La fiabilité, au même titre que le niveau de sécurité des applications, est directement liée au modèle de développement du logiciel. "Il est une garantie du logiciel libre que le logiciel propriétaire n´offrira jamais : un code revu, attaqué, testé par des centaines d´experts, des milliers de personnes, explique Christophe Le Bars, directeur technique d´Alcôve. Le modèle du logiciel assure aussi une meilleure pérennité. Par le simple fait que le code source de leurs applications soit public, les entreprises ne sont plus à la merci d´un éditeur qui disparaît ou arrête le support d´un logiciel, ni dépendant d´un prestataire qu´elles ne trouvent plus à la hauteur." "Vous avez aussi le choix des prestataires pour la maintenance et l´administration, ajoute Stéphane Casset, de la société de conseil strasbourgeoise Logidée. De plus, vous pouvez faire évoluer le système vous-même ou via un prestataire." Cette maîtrise des données va bien au-delà du code source de l´application. "Lorsque vous utilisez un logiciel propriétaire, alerte Stéphane Casset, vos données sont, dans la plupart des cas, stockées dans un format propriétaire, elles ne vous appartiennent donc plus tout à fait. Avec l´arrivée des ASP, les logiciels en location permanente, les entreprises vont même devoir payer pour l´accès à leurs propres données! Avec les logiciels libres, le format de données est connu et documenté, les données restent à tout moment la propriété des entreprises." Les logiciels libres présentent également l´avantage d´être personnalisables ("customizables"). Linux est modifiable en fonction des besoins de l´entreprise, et on peut même envisager de l´utiliser industriellement au sein de la production. Le logiciel libre, une solution pour tous ? La mariée est belle, a beaucoup d´atouts, mais toutes les entreprises peuvent-elles aujourd´hui l´épouser ? Les spécialistes attirent l´attention sur le problème de la migration par rapport à l´existant : passer d´un système à un autre, cela a un coût, et ce n´est pas toujours réalisable. Côté serveur, le logiciel libre a fait ses preuves et l´introduction de Linux ne pose généralement pas de problème, même sur un réseau tournant sous Windows NT ou 2000. "Si 100 % de votre système est sous environnement Microsoft, explique Stéphane Fermigier, il faut y aller doucement, en commençant par exemple par installer Samba sur un serveur". Cette première étape est un bon début pour acquérir un minimum de compétences dans le logiciel libre. Il faut voir ensuite si on peut passer les autres postes sur les postes clients par exemple. Côté client, justement, l´affaire est un peu plus problématique. "L´offre n´est pas à la hauteur", reconnaît Frédéric Couchet. "Entre 2 et 4 % seulement des postes de travail sont équipés Linux, précise Stéphane Fermigier, le marché est beaucoup moins mûr que celui des serveurs. On ne dispose pas d´applications en nombre suffisant." L´adoption du logiciel libre devient véritablement ardue, voire impossible, lorsqu´un aspect applicatif du métier de l´entreprise n´est pas couvert par le logiciel libre, comme par exemple un logiciel de gestion de parc immobilier. Le problème se pose pour de nombreuses applications, en particulier pour les logiciels de comptabilité. "Le passage ne sera pas possible non plus si vous utilisez des fonctions très spécifiques de Windows, telle la fonction collaboration en ligne d´Exchange", ajoute Frédéric Bastok. La seule solution est d´attendre que les éditeurs s´intéressent à Linux, quitte à faire pression pour y parvenir plus rapidement. Patience... et veille. À l´horizon de trois ou quatre ans, Forrester prédit que le monde du logiciel libre sera le standard du monde informatique. Aujourd´hui, ne pas se poser au moins la question du logiciel libre pour ses systèmes informatiques constitue une erreur pour beaucoup. "Quand l´entreprise a un besoin informatique quelconque, plutôt que de se tourner systématiquement vers la solution du logiciel propriétaire, elle doit se renseigner auprès de sociétés de services", recommande Frédéric Couchet. Bref, changer d´état d´esprit et toujours se demander s´il y a une solution "logiciel libre" à toute problématique. Et Stéphane Fermigier de conclure : "À défaut de choisir le modèle logiciel libre, aller vers des standards et des formats ouverts qui offrent des garanties d´interopérabilité et de pérennité." Un bon premier pas.
      06/12/2005
      Passer aux ´logiciels libres´ ?
      Choisir sa distribution Linux et ses logiciels
      Les distributions : Elles font appel au noyau Linux (le cœur du système d´exploitation), mais elles sont bien plus qu´un simple système d´exploitation : elles contiennent des composants logiciels dans un format conçu pour une installation facile sur les machines. Ce sont essentiellement ces packs de composants, leur facilité d´installation et leur paramétrage par défaut qui différencient les distributions. Comment choisir la sienne ? Simplement en évaluant ses propres besoins, son niveau de compétence et son exigence en formation et en certification. Mandrake est ainsi réputée pour sa facilité d´installation, Debian pour sa fiabilité et ses facilités d´administration, Red Hat pour son support. "Il faut éviter les distributions exotiques, on ne sait pas si elles vont perdurer", conseille Frédéric Couchet. Red Hat (www.redhat.com) Très implantée en entreprise, cette distribution est leader toutes catégories. Selon IDC, 52,4 % des logiciels serveur Linux tournent sous Linux Red Hat. Une étude réalisée en mai 2000 par Netcraft montre également que 72 % des serveurs web s´exécutent sur Red Hat Linux. La distribution s´accompagne d´une large offre de formation et de programmes de certification. Mandrake (www.mandrakesoft.com) Réputée pour sa facilité d´installation, cette distribution française est souvent considérée comme moins fiable du point de vue sécurité que ses concurrents. "C´est un mythe !, proteste Frédéric Bastok de MandrakeSoft. Nous corrigeons les bugs tout aussi rapidement que Debian, qui a toujours été très pro-actif dans ce domaine." Dans les dernières versions de la distribution, la sécurité a été renforcée : moins de ports sont ainsi ouverts par défaut. L´éditeur prépare également un ensemble de scripts pour augmenter le niveau de sécurité. Debian (www.debian.org) La distribution des puristes, plus difficile à installer que ses concurrentes mais de l´avis général la plus fiable. "Elle est maintenue par un collectif, explique Frédéric Couchet, pas par une société." Stéphane Casset, de la société de conseil Logidée, basée à Strasbourg, ne jure également que par Debian : "C´est très stable, les mises à jour se font sans interruption de service, il est possible d´automatiser toutes les tâches d´administration et les possibilités de déploiement sont rapides." Parmi les distributions, on note aussi Caldera Open Linux (www.caldera.com) et SuSE (www.suse.de/fr). Les logiciels stars du libre Apache (www.apache.org): ce serveur web est aujourd´hui le programme le plus populaire de l´environnement Linux. Et pour cause : selon le site Netcraft.com, il détient 60 % des parts de marché sur le domaine des serveurs web, tous systèmes d´exploitation confondus, très loin devant ses concurrents Microsoft IIS (20 %) ou Netscape Enterprise (7 %). Ses points forts : entièrement configurable, il supporte la plupart des protocoles. L´écriture de modules permet de le personnaliser. Enfin, il s´interface avec tous les systèmes d´authentification et toutes les bases de données, intègre en standard le protocole de sécurisation SSL, permet d´intégrer en tant que "plug-ins" les langages de programmation de pages web dynamiques les plus courants. (Tutorial Apache en français :www.commentcamarche.net/apache/apacintro.php3) Sendmail (www.sendmail.org): serveur de messagerie, l´équivalent de Microsoft Exchange dans l´environnement Linux, il se révèle extrêmement puissant. Il peut être utilisé en serveur de messagerie interne ou sur Internet. "Ce n´est pas celui que je conseillerais aux PME", nuance cependant Frédéric Bastok de Mandrake, qui recommande plutôt PostFix (www.postfix.org). Plus rapide et plus facile à administrer, cet autre serveur de mails est entièrement compatible avec Sendmail. KDE (www.kde.org/fr)et Gnome (www.gnome.org): ces 2 programmes pourvoient Linux d´une interface graphique et lui donnent un aspect "Windows-like". Essentiels pour ceux qui abhorrent les lignes de commande. KDE a une petite longueur d´avance sur Gnome : plus riche, il permet de développer des applications fonctionnant également sous Windows. Samba (www.samba.org): ce serveur permet de gérer des réseaux hétérogènes, comprenant des postes clients sous Windows 95/98 et NT et Unix/Linux. Il permet ainsi, grâce à un serveur de fichiers, d´établir une passerelle entre les mondes Windows et Unix/Linux. MySQL (www.mysql.com)et PostgreSQL(www.postgresql.org) : ces logiciels de base de données relationnelle libre sont basés sur le langage SQL, standard dans le domaine de la gestion des données. Ils peuvent aisément communiquer avec des pages web grâce au langage PHP. MySQL, le plus populaire, a la réputation d´être simple, mais il est limité dans la taille des fichiers de données qu´il peut gérer et dans ses fonctionnalités. PostgreSQL a reçu un prix à Linux World 99 le reconnaissant comme le meilleur logiciel d´administration de base de données. Le répertoire du libre : Information LinuxFocus : www.linuxfocus.org Toolinux : www.toolinux.com Développez.com : www.developpez.com/linux Le rapport "Le phénomène Linux en entreprise" du Cigref : www.cigref.fr Le guide pratique de Linux destiné aux décideurs : www.linux-france.org/article/these/guide_linux Un annuaire de sites Linux : www.linux-center.org Associations Association pour la promotion et la recherche en informatique libre(April) : www.april.org Association française des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (Aful) :www.aful.org
      06/12/2005
      TVA, taxes, douanes... vendre à léinternational. Acte 1 : les impôts directs
      Si le commerce électronique est un marché sans frontière, il n´est pas pour autant un marché sans loi. L´entreprise qui veut vendre par Internet doit respecter certaines règles, au rang desquelles figurent les obligations fiscales et douanières.
      Le Net offre de nouveaux débouchés aux entreprises grâce au e-business, ou commerce électronique. Cette "cyber-galerie commerciale" permet aux entreprises de vendre des biens ou des services et offre la perspective d´accroître leurs gains et leur puissance économique. À ce jour, il n´existe en France aucun régime fiscal propre au commerce électronique. Les transactions sont imposées comme n´importe quelle vente de biens ou services. L´entreprise ou le commerçant qui réalise des profits grâce à Internet est soumis à l´imposition directe : l´impôt sur les sociétés (IS) pour la première et l´impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)pour le second, et à l´imposition indirecte : la TVA. Agent du Fisc cherche établissement stable En matière de commerce électronique, il n´y a pas de lien entre la création d´un profit et le lieu géographique de l´opération : une entreprise établie en France pourra contracter avec des clients dans le monde entier sans y être installée. Cette entreprise sera-t-elle imposable en France ou à l´étranger sur les profits qu´elle y réalise ? La question est de déterminer si cette entreprise française dispose d´un "établissement stable" à l´étranger, auquel cas elle y sera également imposable. sinon, elle restera imposable seulement en France. La notion d´"établissement stable" sert pour un Etat à déterminer le droit d´imposer les bénéfices réalisés par une entreprise étrangère sur son territoire. Elle est définie comme "une installation d´affaires, donc matérielle, présentant un certain degré de permanence et par l´intermédiaire de laquelle l´entreprise exerce effectivement tout ou partie de ses activités". La présence d´un représentant permanent et autonome sur place suffit également à considérer qu´une entreprise y dispose d´un établissement stable. Il peut s´agir aussi d´un siège de direction, d´une succursale, d´un bureau, d´une usine ou d´un atelier. Un serveur web peut-il dès lors être considéré comme un établissement stable ? En matière de commerce électronique, une entreprise entre en relation avec ses clients via son site web, quelle que soit la localisation du client. Ce site commercial est hébergé par un serveur. Si une page web ne peut en aucun cas être considérée comme un établissement stable, il en va autrement du serveur qui peut remplir les conditions de l´établissement stable. En effet, l´entreprise établie en France mais disposant d´un serveur matériel situé à l´étranger, sera imposable dans l´État d´implantation de son serveur sur les profits qu´elle y réalise, dès lors que son serveur remplit les critères de l´établissement stable. L´administration fiscale recherchera, au cas par cas, si un serveur constitue ou non un établissement stable. Mais tous les États n´ont pas la même approche de l´établissement stable. La France, l´Allemagne, l´Autriche ou l´Australie sont plus enclines à reconnaître la présence d´un établissement stable, et donc à imposer les profits qu´ils considèrent comme étant réalisés sur leur territoire. Les États-Unis ou la Grande-Bretagne, eux, sont plus réticents. Ainsi, l´entreprise française qui vend aux États-Unis via le Réseau, échappera plus facilement à l´impôt américain que si elle vend en Allemagne, mais si elle échappe à l´impôt américain, tous ses profits seront taxés en France. En matière de commerce électronique, le passage des frontières accroît toutefois les risques de fraude fiscale, car il est tentant pour les entreprises françaises de choisir de s´implanter dans un paradis fiscal pour échapper à la taxation sur leurs profits( cf Internet et Entreprise n°9)
      06/12/2005
      TVA, taxes, douanes... vendre à l´international. Acte 2 : les impôts indirects
      Le commerce électronique, s´il pose de sérieux problèmes d´imposition directe au législateur, au fisc et à l´entreprise, est aussi source d´interrogations en matière d´imposition indirecte. Le paiement de la TVA est tout aussi problématique et doit s´apprécier au cas par cas.
      Le commerce électronique soumis à la TVA La TVA est une "taxe sur la consommation s´appliquant à toutes les ventes de marchandises et de services dans le cadre d´une activité économique". Y sont assujetties les "personnes physiques ou morales qui effectuent, de manière indépendante et à titre habituel ou occasionnel, une activité économique"(activités industrielles, commerciales, artisanales, libérales...). Il découle donc de cet article que les ventes sur le Réseau sont soumises à la TVA. Les entreprises établies en France devront facturer la TVA à leurs clients français et devront la reverser à l´État français. Car c´est l´entreprise qui collecte l´impôt et le reverse au Trésor. Au niveau européen La directive du 16 décembre 1991 (Directive n° 91/680, JOCE n° L 376, 31 déc. 1991, p. 1) détermine le régime de TVA applicable dans l´Union européenne à compter du 1er janvier 1993 On y parle d´"acquisition" pour un achat et de "livraison" pour une vente intracommunautaire. Le principe est l´imposition des ventes à une société dans le "pays de destination" ou "pays d´arrivée", donc dans le pays de résidence du client. Cependant, les ventes aux particuliers sont imposées, non pas dans le pays de destination, mais dans le "pays d´origine" ou encore appelé "pays de départ", (le pays du fournisseur). Pour l´entreprise française vendant à des particuliers établis dans un autre État membre de l´Union européenne, un seuil est fixé à 700 000 F : pour les transactions ne dépassant pas cette somme, l´imposition a lieu dans le pays d´origine, c´est-à-dire dans le pays du fournisseur. Mais, toutes les transactions supérieures seront taxées dans le pays de destination (l´État du client). Les échanges de marchandises entre l´Union européenne et les pays tiers sont régis, depuis le 1er janvier 1994, par le Code des douanes communautaire. La TVA sur les biens tangibles ne soulève pas de difficultés particulières en matière de commerce électronique : l´entreprise qui vend des bouteilles de vin à un État membre de l´Union européenne ou au Japon, qu´elle utilise Internet ou les voies traditionnelles, reste soumise aux mêmes règles en matière de TVA. Taxes et droits de douane Il reste à évoquer l´impôt perçu sur les importations : les droits de douane. Ils ont pour finalité de protéger les producteurs nationaux, et varient en fonction de la nature, du poids, et de l´origine des marchandises. les pays méditerranéens et les pays de l´Est bénéficiant d´un accord préférentiel avec l´Union européenne, les marchandises originaires de ces pays seront soumises à des droits de douane à taux réduits. L´Acte unique européen de 1986 a mis en place, depuis le 1er janvier 1993, un espace de libre circulation des marchandises et des personnes entre les États membres de la Communauté européenne . Les contrôles douaniers, les formalités douanières sont dès lors supprimés dans les échanges intracommunautaires; la procédure de dédouanement ne s´applique plus qu´aux échanges (importations et exportations) avec les pays tiers. Le contrôle douanier a été remplacé par un contrôle administratif dans les échanges intracommunautaires : chaque entreprise doit remplir une Déclaration d´échanges de biens (DEB), et toutes les marchandises destinées à l´exportation doivent faire l´objet d´une "mise en douane" (dépôt des marchandises dans un bureau de douane pour déclaration)et être accompagnées d´une Déclaration administrative unique (DAU) déclaration d´exportation qui"doit permettre d´identifier la marchandise". Ce document est primordial car il permet aux entreprises de justifier leurs exportations. De même, l´entreprise qui importe des marchandises doit respecter la "mise en douane" puis la "déclaration d´importation". Les sociétés peuvent aujourd´hui effectuer la procédure de dédouanement informatisée (transmission informatique des données aux services des douanes). Toutes les marchandises importées en France doivent également supporter la TVA. Si les importations en grande quantités sont facilement contrôlables, ce n´est pas le cas pour les petits colis, c´est pourquoi ils sont exemptés de taxe si leur valeur de dépasse pas 300 francs. Quant aux transactions de biens dématérialisés -telles le commerce électronique -, elles sont très difficilement détectables par les douanes et représentent une perte fiscale bien réelle.
      06/12/2005
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