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      Aides européennes comment ça marche ?
      Souvent ignorés, les financements européens s’adressent pourtant à la majorité des PME-PMI. Internet peut vous aider dans vos démarches. Profitez-en !
      Combien de dirigeants d’entreprises se sont un jour demandés s’ils pouvaient prétendre à des subventions européennes ? Trop peu assurément si l’on examine le montant des crédits européens “consommés” dans l’Hexagone. Ainsi, par exemple, sur les 43 milliards de francs disponibles pour des projets de développement dans le cadre de l’aide aux régions entre 1994 et 1999, seulement 20 milliards avaient été mobilisés au début de 1999. Pour les PME-PMI, cette sous-utilisation des financements européens s’explique souvent par un manque d’information. La plupart des dirigeants ignorent d’ailleurs la possibilité de demander une subvention européenne auprès de… leur préfecture de région. En fait, il faut savoir que l’essentiel des financements européens transite par l’État français et ses préfectures. Ces aides, dites indirectes, sont des fonds structurels destinés à favoriser le développement de certaines régions. Ils s’adressent notamment aux collectivités locales et aux entreprises se situant dans des zones géographiques “en déclin” comme les zones rurales ou les vieilles régions industrielles. Ils se traduisent par des subventions dans des domaines très divers comme la formation, l’innovation, l’export… À titre d’exemple, plus de 1 300 projets ont été sélectionnés et 1,11 milliard de francs investis entre 1997 et 1999 dans le cadre d’un programme de reconversion économique et sociale mené dans la région Haute-Normandie. D’autres programmes favorisent les coopérations internationales, comme Interreg II qui subventionne des initiatives menées conjointement par des entreprises situées des deux côtés d’une frontière. Renseignez-vous auprès des Euro Info Centres Compte tenu de l’abondance et de la diversité de ces “fonds structurels”, chaque entreprise a intérêt à se renseigner auprès de son Euro Info Centre (voir liste des sites sur www.industrie.gouv.fr/eic/index.htm) ou de sa préfecture de région pour savoir si un programme lui est destiné et si elle se trouve dans une zone éligible. Dans sa recherche d’informations, il faut donc d’abord privilégier la carte de la proximité. Avec les EIC, on peut tenter de prendre ses contacts par e-mail, mais, en revanche, la plupart des préfectures de région semblent encore réticentes à pratiquer cet exercice ! Pour les aides directes, c’est-à-dire celles octroyées sans intermédiaire par la Commission européenne, les préfectures ne sont plus compétentes, mais les EIC peuvent encore être d’un précieux secours. À la différence des fonds structurels, ces programmes communautaires sont définis en fonction de secteurs d’activité (environnement, éducation, recherche…). Deux catégories sont à distinguer : les secteurs menacés par la concurrence extra-européenne (ex. l’audiovisuel) et les secteurs jugés prioritaires, comme la société de l’information, l’environnement ou l’énergie. La plupart de ces programmes fonctionnent avec des systèmes d’appels d’offres, ce qui implique d’une part des délais de participation assez courts et, d’autre part, une forte concurrence entre des participants venus de l’Europe entière. Tout comme les fonds structurels, les programmes communautaires font actuellement l’objet d’importantes réformes. Téléchargez les appels d’offres Les entreprises intéressées sont donc invitées à suivre attentivement l’actualité européenne en se servant des outils Internet (voir liste des sites dans la “ boîte à outils”) ou en contactant les relais locaux (Sources d’Europe à Paris, EIC et préfectures). De nombreux appels offres figurent d’ailleurs sur les sites des Directions générales de la Commission européenne (accès par http://europa.eu.int/comm/dgs_fr.htm) ou sur le serveur du JOCE (Journal officiel de la Communauté européenne : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/oj/index-list.html) avec bien souvent la possibilité de télécharger ces documents. Toutefois, ces aides européennes ne doivent pas être considérées comme des moyens de “faire du chiffre”. Pour en bénéficier, il faut d’abord avoir un projet qui corresponde aux critères définis par l’Union européenne. Ensuite, il faut être capable d’amorcer son projet, les subventions européennes n’étant qu’un complément, un petit coup de pouce pour le faire aboutir. Enfin, il faut bien comprendre que la constitution d’un dossier constitue un véritable investissement, en temps, en argent et en ressources humaines. Le recours à des cabinets d’avocats ou de conseils peut être très utile, mais ce coût est évidemment à prendre en compte.
      06/12/2005
      Aides européennes comment ça marche (n°2)
      Souvent ignorés, les financements européens s’adressent pourtant à la majorité des PME-PMI. Internet peut vous aider dans vos démarches. Profitez-en !
      La boîte à outils Le site du Journal officiel des Communautés européennes (JOCE) Équivalent du Journal officiel de la République française. Les appels d’offres se trouvent dans la série C accessible sur la page : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/oj/index-list.html C’est le site clé pour suivre l’actualité de la Commission européenne. Le site de Sources d’Europe est aussi incontournable. On y trouve une présentation assez exhaustive des différents programmes communautaires (ex : JEV, LIFE, CRAFT, MEDIA II) : http://www.info-europe.fr/seb.dir/seb10.dir/seb10_.htm 500 projets (dont ceux de PME-PMI) ayant obtenu le soutien de l’Union européenne sont décrits sur http://www.infoeurope.fr/europe.web/seb.dir/seb26.dir/seb26_.htm Europa (le site officiel de l’Union européenne) : Le portail “Dialogue avec les entreprises“ (http://europa.eu.int/business/fr/legal/index.html dispose d’une rubrique consacrée aux financements européens. La page d’accueil du Secrétariat général donne accès à une rubrique “Subventions “ traitant également des aides et prêts de l’Union européenne. http://europa.eu.int/comm/secretariat_general/index_fr.htm. Courrier électronique : sg-info@cec.eu.int Pour une recherche par secteur d’activité, cliquez sur http://europa.eu.int/comm/dgs_fr.htm, point de passage vers les différentes directions générales (voir exemples suivants) qui offrent chacune des possibilités de financement. La Direction Éducation et Culture Par l’intermédiaire de la sous-rubrique Politique audiovisuelle, on accède au site du programme Media II : http://europa.eu.int/comm/dg10/avpolicy/media/index_fr.html La Direction Entreprise Rubrique en cours de restructuration uniquement disponible en anglais. Pour les appels d’offres (“call for tenders”) : http://europa.eu.int/comm/enterprise/calls/calls.html. Pour les questions plus générales ou les problèmes d’orientation, adressez-vous à la boîte aux lettres générale d’Europa : mail@europedirect.cec.eu.int. Le flux des e-mails est traité en 2-3 jours). Enfin, n’oubliez pas le numéro de téléphone gratuit d’Europe Direct : 0800 90 97 00. La Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne (www.rpfrance.org). La Cellule Entreprise et Coopération dispose souvent d’informations très en amont sur les programmes européens. E-mail : entreprises@rpfrance.org http://www.ispo.cec.be/basics/i_financins.html. Les instruments financiers destinés à soutenir des projets dans le cadre de la société de l’information. On peut télécharger une version papier de cette brochure datant de février 1999. Les sites des préfectures de région Les préfectures de région (voir exemples suivants) sont, au niveau local, les interlocuteurs privilégiés pour toute une série d’aides communautaires. Le SGAR (Secrétariat général pour les affaires régionales et européennes) assure l’interface avec les entreprises. L’information européenne varie d’un site à l’autre et la réponse aux e-mails est souvent défaillante. • www.seine-maritime.pref.gouv.fr : site très complet avec la liste des zones éligibles (celles bénéficiant des subventions européennes) et des exemples de réalisations régionales. Quelques rappels sur les fonds structurels, les objectifs structurels et certains programmes d’initiative communautaire en cours dans la région. • www.auvergne.pref.gouv.fr : on peut s’adresser directement au SGAR (Secrétariat général pour les affaires régionales et européennes ) par e-mail : fabien.masson@auvergne.pref.gouv.fr • http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr. • http://www.ile-de-france.pref. gouv.fr/ : L’information européenne est dans la rubrique “Grands Dossiers”. • http://www.paca.pref.gouv.fr Programmes communautaires : quelques exemples Il existe une grande diversité de programmes qui varient en fonction des appels à proposition et des réformes communautaires. Grâce aux sites Internet, on peut suivre leur actualité, leur contenu et leurs modalités (dates d’échéance, montants de financement…). Pour une vision générale de ces programmes communautaires, reportez-vous aux fiches de Sources d’Europe : http://www.info-europe.fr/ seb.dir/seb10.dir/seb10.html Media II Objectif : renforcer la compétitivité de l’industrie audiovisuelle européenne à travers la formation de professionnels, le développement de projets ou de sociétés de production. S’applique également au multimédia (fictions, dessins animés, CD-Rom, sites en ligne). Exemples d’actions soutenues : utilisation des nouvelles technologies dans le cinéma, formations en infographie... Plus d’infos : http://europa.eu.int/comm/dg10/ avpolicy/media/index_fr.html, http://www.cst.fr/mediafr Le site du JOCE (Journal officiel des communautés européennes) permet de suivre les appels à proposition : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/oj/ index-list.html Life (L’Instrument financier pour l’environnement) Objectif : financer des actions innovantes permettant de développer des industries ou des territoires tout en respectant l’environnement. Exemples d’actions soutenues : une société qui veut lancer un nouveau mécanisme de recyclage ou de traitements des déchets. Plus d’infos : http://europa.eu.int/comm/life/home.htm Voir aussi les sites des DRIRE (Directions régionales de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement). JEV (Joint European Venture) Objectif : favoriser la création et le développement d’entreprises conjointes transnationales entre PME européennes. C’est l’un des programmes qui attirent le plus les PME-PMI. Exemples d’actions soutenues : étude de marché, plan d’entreprise... Plus d’infos : http://europa.eu.int/comm/enterprise/entrepreneurship/financing/index.htm (en anglais). Le 5e Programme Cadre de Recherche et Développement (PCRD) 1998-2002 Objectif : aider les entreprises à développer le fruit de leurs recherches (santé, transport, environnement, biotechnologies). Au sein du PCRD, le programme CRAFT est davantage tourné vers la “stimulation technologique“ des PME-PMI. Exemples d’actions soutenues : projets de recherche et de développement technologique, projets menés en partenariat. Plus d’infos : http://www.cordis.lu/fp5/home.html (en anglais). Les appels à proposition sont publiés sur le site du JOCE http://europa.eu.int/eur-lex/fr/oj/index-list.html
      06/12/2005
      Vos données à l’abri des trous de mémoire
      Vos précieuses données sont à la merci d’une panne de votre ordinateur, aussi dramatique qu’impromptue, ou d’un virus fatal. Pour que ce scénario ne devienne pas réalité, commencez dès aujourd’hui à sauvegarder. Une opération menée en un rien de temps, une précaution qui deviendra vite un réflexe et qui, un jour, vous sauvera la mise.
      Dans un environnement professionnel, deux systèmes de sauvegarde cohabitent et se complètent : la sauvegarde individuelle sur un poste de travail et la sauvegarde collective, celle des données partagées en réseau de l’ensemble de l’entreprise. La sauvegarde individuelle consiste à copier les données d’une station de travail sur un disque amovible. À ce jour, le support amovible le plus utilisé est encore... la disquette. Pourtant, il faut l’éviter à tout prix : elle est trop fragile. En outre, sa capacité de stockage est limitée à 1,44 Mo, à peine de quoi contenir quelques fichiers texte. Ne comptez pas copier des photos et encore moins des vidéos sur une disquette. À l’évidence, les supports de sauvegarde individuelle les mieux adaptés sont les cartouches de type Zip ou Jazz proposées par le fabriquant Iomega (www.iomega.com), leader du secteur. Les cartouches Zip contiennent 100 ou 250 Mo selon les modèles, tandis que les Jazz atteignent 1 ou 2 Go tout en offrant une meilleure vitesse de lecture. Leur conception étant de qualité, lecteurs et cartouches sont fiables. Sachez qu’une cartouche Zip de 100 Mo a une capacité équivalente à 70 disquettes, et une cartouche Jazz de 2 Go, elle, à 1 400 disquettes. Ces systèmes de sauvegarde individuelle sont à la portée de toutes les bourses. Un lecteur Zip externe, que l’on branche sur le port parallèle ou USB de l’ordinateur (Mac ou PC), coûte entre 500 et 700 francs. Grâce à la technologie Plug and Play (branchez et utilisez), la mise en place est aussi simple que celle d’une imprimante ou d’un scanner. Enfin, la cartouche Zip, environ 80 francs l’unité, s’utilise comme une disquette : on l’insère dans le lecteur, on copie ses données dessus, puis on la retire. Quand la disquette devient un entrepôt Pour répondre à la généralisation d’applications multimédia de plus en plus gourmandes, comme le streaming audio/vidéo ou la CAO/FAO (conception/fabrication assistée par ordinateur), la société Iomega lance aujourd’hui le Peerless, une solution de stockage amovible de 10 à 20 Go. Avec une telle capacité, Peerless est capable de sauvegarder un système entier, l’ensemble des contenus d’une station de travail. Selon Iomega, Peerless est un outil indispensable pour les professionnels de la CAO/FAO, les développeurs de logiciels, la gestion de bases de données, les créations multimédia, et pour toutes les applications pour lesquelles la portabilité rapide de très grandes quantités de données constitue une plus-value considérable. La station d’accueil (2 000 francs) et le support (1 000 francs pour une cartouche de 10 Go et 1 500 francs pour 20 Go) constituent une unité de stockage performante et sûre dont l’accès est sécurisé par mot de passe. Les cartouches Peerless, d’ailleurs, sont intégralement scellés pour éliminer tout risque de contamination par les poussières et assurer la protection du contenu. Toujours dans le domaine de la sauvegarde individuelle, un autre système se répand tout doucement dans de nombreuses PME/TPE : le graveur de CD-Rom. La dernière génération de graveurs, dite 16x ou 24x, permet de copier 650 Mo en moins de dix minutes. Leur prix varie entre 1 500 et 2 500 francs selon la marque et un CD-Rom à graver d’une capacité de 650 Mo coûte 5 francs et un CD-Rom de 700 Mo 7 francs. Le graveur est, il est vrai, moins convivial qu’une cartouche amovible, car il faut maîtriser son interface, le logiciel de gravure. Mais une fois fixées sur ce support, les informations ne sont plus modifiables, ce qui les protège d’éventuelles attaques virales. Les cartouches amovibles, elles, sont réinscriptibles, et donc susceptibles d’être corrompues par des virus informatiques. Autre avantage du CD-Rom comparé aux Zip et Jazz : tous les micro-ordinateurs récents possèdent un lecteur compatible. Quoi de plus simple que d’envoyer une démo ou une présentation multimédia de son produit sur CD-Rom à un client ? La sauvegarde collective, celle des ressources partagées intervient, comme sa définition l’indique, lorsque plusieurs salariés partagent la même banque de données. La nécessité d’un tel système dépend surtout de l’activité de l’entreprise concernée. Par exemple, vous dirigez une agence de voyage, vos agents de comptoir exploitent une même liste de clients et de réservations. Il faut alors stocker et sauvegarder cette liste sur un serveur dédié. Les gros comptes, tels que les banques, les ministères, les constructeurs automobiles et autres industriels qui utilisent d’immenses banques de données à partager entre des milliers de salariés, misent aujourd’hui sur le SAN (Storage Area Network), un “réseau de stockage” indépendant du réseau principal du groupe. L’avantage de ce système de stockage, basé sur un réseau de fibres optiques, repose effectivement sur son indépendance : le trafic sur le réseau principal s’en trouve alors allégé, et la gestion de l’ensemble de l’archivage se fait en un seul point. Dès lors, sécuriser les données est plus simple puisque l’accès à ces dernières est centralisé. Mais c’est une solution hors de portée budgétaire pour une PME/TPE. La mise en place d’un San s’élève à plusieurs millions de dollars, à répartir entre les coûts du matériel, de l’administration et de la maintenance. Mille milliards de mégaoctets ! Aujourd’hui, à en croire les responsables informatiques des grands comptes, on ne compte plus les besoins d’une multinationale en gigaoctets (Go), mais en centaines de téraoctets (To), un To équivalant à 1 000 Go. Rien de moins que la quantité d’informations contenue dans un livre de 500 millions de pages ! Et après le To, viennent le pétaoctet (Po, 1 000 téraoctets) et l’exaoctet (Eo, 1000 pétaoctets). Et aux fournisseurs de solutions de stockage, tels que Sun Systems, d’en rajouter : “Les dernières tendances du monde informatique ont toutes une chose en commun : elles sont dynamisées par les données. Le volume et la valeur des données injectées dans les réseaux d’entreprise ont connu une véritable explosion. Aujourd’hui, plus que jamais, votre compétitivité peut être tributaire de la qualité de vos systèmes de stockage.” Une autre solution de stockage de ressources partagées reste abordable pour les PME : le NAS (Network Area System), en bon français “l’unité de stockage en réseau”, soit un serveur dédié uniquement à cette tâche. Tous les constructeurs de micro-ordinateurs – Compaq, Dell, IBM, Intel, Sun, etc. – proposent des solutions matériel/logiciel allant de plusieurs centaines à plusieurs dizaines de milliers de francs, selon les besoins. Le NAS n’est utile qu’en cas de ressources partagées. Une agence de voyage, un site marchand en auront besoin. Un cabinet juridique ou une entreprise en bâtiment n’en ressentiront pas forcément la nécessité. Dans l’ensemble, les serveurs NAS utilisent, au choix selon le constructeur, deux technologies de sauvegarde complètement différentes: le DAT (Digital Audio Tape) et le RAID (Redundant Array Inexpensive Disks). Le DAT est une bande magnétique, comme une cassette audio, ayant un faible coût pour une grande capacité de stockage, jusqu’à 20 Go pour les lecteurs récents. En contrepartie, la tête de lecture et la bande s’usent au bout d’un certain nombre d’heures de lecture. Quant au RAID, il utilise comme support le disque dur classique. Mais à la place d’un disque dur, le RAID 1, qu’on appelle aussi “Mirroring”, fait appel à deux disques et enregistre parallèlement sur les deux. Du coup, on a un disque dur normal et une sauvegarde exacte des données sur un deuxième. La méthode a rapidement fait ses preuves : si l’un tombe en panne, il reste toujours l’autre ; et il n’arrive jamais, à moins d’une malchance incroyable, que deux disques durs rendent l’âme en même temps. Les NAS font partie intégrante du réseau de l’entreprise. Ces serveurs utilisent, comme tous les réseaux récents, le protocole de communication TCP/IP, celui d’Internet. Du coup, ces unités de stockage sont accessibles non seulement en local, au sein d’une entreprise, mais aussi à distance via une connexion Internet. L’avantage d’une meilleure productivité est évident : l’utilisateur a accès aux bandes de données de son bureau, de son domicile et de n’importe où dans le monde s’il a à sa disposition un micro-ordinateur et un modem. Mais le NAS a aussi ses inconvénients : un tel système de stockage nécessite l’intervention régulière d’un prestataire, voire même la présence quotidienne sur place d’un administrateur. Le coût de maintenance d’un serveur NAS risque de grimper très vite, pour devenir coûteux pour une petite structure.
      06/12/2005
      Vos données à l´abri des trous de mémoire
      Une possibilité "virtuelle" de stockage est également accessible : pourquoi ne pas stocker ses fichiers en ligne depuis un accès Internet, puis les télécharger plus tard depuis votre PC au bureau, ou d´un autre ordinateur connecté au web, chez vous ou sur votre lieu de vacances ?
      Cette nouvelle solution, en principe moins onéreuse que la maintenance d´un serveur local, est proposée par les Storage Services Providers (SSP), les hébergeurs de données en ligne. Leur cible : le grand public, et aussi les PME/TPE, voire les professions indépendantes. L´avantage du stockage en ligne est de disposer d´un accès distant, en tout point, à toutes ses données entreposées quelque part sur le web. En outre, cet espace de stockage en ligne peut se transformer en un véritable intranet qu´il est possible d´ouvrir à l´ensemble de ses salariés afin de partager des documents. Ainsi, au lieu d´encombrer la boîte mail de votre correspondant, par exemple un client, celui-ci recevra une simple adresse Internet où récupérer les fichiers qui lui sont destinés. Et si vous souhaitez partager l´espace de stockage avec vos collaborateurs, il suffit de leur donner le nom d´utilisateur et le mot de passe. Chacun y accèdera, y ajoutera ou copiera les fichiers qu´il souhaite. L´ouverture d´un disque virtuel en ligne est très simple : un simple navigateur web suffit (Internet Explorer ou Netscape Communicator). Dans un premier temps, procédez à l´inscription, qui consiste généralement à fournir votre adresse e-mail et à déterminer un nom d´utilisateur et un mot de passe. Vous recevrez ensuite un mail vous demandant de valider votre inscription. Une fois ces formalités achevées, votre espace de stockage est disponible. Les interfaces varient, mais la plupart ressemblent et fonctionnent exactement comme un explorateur de fichiers. Vous pourrez y créer différents dossiers, les classer, stocker des fichiers (upload) et les télécharger (download), définir les paramètres de partage... Mémoire lente ou mémoire vive Aux États-Unis, les sites d´hébergement de données existent depuis des années. Gratuits et destinés avant tout au grand public, Freedrive (www.freedrive.com), iDrive (www.idrive.com) ou MySpace (www.myspace.com) sont parmi les plus connus. Attention : dans le cadre d´une utilisation professionnelle, évitez les services gratuits dont l´accès est d´une lenteur insupportable. Optez pour un service payant. La majorité des hébergeurs gratuits proposent en parallèle une option payante pour les entreprises, avec des services à valeur ajoutée comme une sauvegarde automatique et régulière de son disque dur ou une copie sur CD-Rom. En France, le principe de l´hébergement de données en ligne commence à percer. L´ouverture récente du site Oodrive (www.oodrive.com) vise, comme la majorité de ses concurrents, le grand public mais aussi les professionnels. Les internautes peuvent bénéficier d´une capacité de stockage gratuite de 25 Mo, extensible à 50 Mo après avoir rempli un questionnaire. Côté entreprise, l´espace de stockage alloué commence à 150 Mo pour 49 francs par mois, puis à 300 Mo pour 89 francs et 500 Mo pour 129 francs. Ce site a été réalisé par le prestataire de service B2Web (www.b2web.fr). Les données sont accessibles en passant par le site web de l´hébergeur, mais aussi directement depuis Windows en installant l´application Oodrive-easy. Celle-ci permet de transférer des fichiers sur le disque dur virtuel depuis l´interface Windows, une icône de lecteur étant ajoutée à cet effet dans le "poste de travail". Le service de stockage d´Oodrive se résume à trois éléments : sauvegarder les données, les partager et les rendre accessibles de partout. Reste la question de confiance. Allez-vous confier votre bilan, vos chiffres d´affaires à un site en ligne ? Le danger du piratage existe, mais il est minime. La communication repose sur un cryptage 128 bits à la norme SSL (Secure Locket Layer, la même qu´utilisent les sites d´achat en ligne) et sur une authentification par mot de passe. Ce n´est pas fiable à 100%, mais l´interception des échanges n´est pas à la portée de n´importe quel pirate informatique. Effectivement, si vous êtes marchand d´armes, évitez le stockage en ligne... Physiquement, les serveurs des hébergeurs en ligne bénéficient des dernières technologies de protection. Boxxmail, par exemple, autre SSP, affirme que le cœur de son réseau (firewalls, routeurs, serveur, switches) est "physiquement installé dans un local protégé des émissions radio électriques et des coupures de courant et dont l´accès est électroniquement contrôlé et surveillé aux normes militaires". Son système de stockage n´ a rien à envier à celui d´un grand compte : des serveurs ESS IBM assurent une redondance intégrale, utilisant la technologie Raid qui permet, en cas de dysfonctionnement d´un disque, d´en reconstituer immédiatement le contenu. Au-delà du stockage, ce sont les services d´ASP (Applications Services Providers), la location de logiciels en ligne, qui s´annoncent. En effet, bon nombre de prestataires proposent, outre le stockage de données, un véritable intranet en ligne, avec ses applications dédiées. Le site Oryanoo (www.oryanoo.com) fourni un bureau virtuel en ligne, baptisé Intranet-E, accessible à partir d´une connexion Internet. Les collaborateurs de l´entreprise abonnée accèdent ainsi à un portail composé d´un ensemble de modules : un agenda de groupe, des bases de contacts partagées, une messagerie, un gestionnaire de tâches, une gestion des ressources humaines et, évidemment un espace de stockage. Le pack "entreprise" est facturé 500 francs par personne et par mois en dessous de 10 utilisateurs et 395 francs au-delà de 11. Les autres modules peuvent être loués séparément. IntranetVillage (www.intranetvillage.com), autre prestataire français, suit la même voie, en proposant un service similaire : son offre gratuite inclut les fonctionnalités de base, dont une adresse e-mail par utilisateur, un carnet d´adresses partagé, une liste des tâches, un agenda avec alertes, une liste des contacts, la gestion électronique de documents et du planning, et une messagerie instantanée. Cette prestation est gratuite jusqu´à 50 Mo de stockage. Au-delà, IntranetVillage facture 15 francs par mois les 10 Mo supplémentaires. Côté ASP, le site loue des applications tels que le gestionnaire de congé, la gestion des achats internes ainsi que la gestion de frais. En résumé, Internet fournit au PME/TPE des outils de gestion dignes de ceux d´un grand compte, et ce pour un prix abordable.
      06/12/2005
      Le télétravail oui, mais comment ?
      L´incorporation de travailleurs délocalisés dans le fonctionnement de l´entreprise n´est pas une opération à prendre à la légère. Surtout lorsqu´il s´agit d´accorder ce statut particulier à des employés parfaitement intégrés dans la structure. Démarche à suivre...
      Travail itinérant ou en alternance, travail complet ou en télécentre, chaque solution a ses qualités et ses travers. Peser le pour et le contre, c´est aussi se demander si le salarié peut être un télétravailleur car ce n´est pas du ressort de tout le monde. Il convient de respecter deux étapes essentielles à l´introduction du télétravail : une phase d´étude psychologique suivie d´une période d´expérimentation. Une étude psychologique indispensable Avant toute chose il est bon de s´assurer que la personne concernée dispose de l´équilibre psychologique indispensable pour exercer son métier dans un environnement pour le moins différent de celui qu´il a toujours connu. Le futur télétravailleur devra être soumis à plusieurs séries d´entretiens qui permettront d´évaluer ses capacités. En cela il est important de le savoir digne de confiance, autonome, autodiscipliné ; bref, capable de travailler sans supervision et sans pression hiérarchique. Si les résultats ne sont pas satisfaisants, mieux vaut renoncer (beaucoup de personnes passent les tests avec succès pour finir par abandonner au bout de quelques semaines). Si la personne se révèle en revanche apte, il est capital de l´inviter à suivre une formation spécialisée. A ce jour malheureusement, la France ne compte que cinq centres de formation au télétravail. Parmi eux, le Greta de Paris 16 et celui de Fréjus. Expérimenter avant de s´engager Pratiquement, il peut se révéler bénéfique de faire déménager, à titre provisoire, le salarié prétendant, soit dans un autre bâtiment, soit à un autre étage : en un lieu le plus éloigné possible de son bureau d´origine. Dès cet instant, le candidat n´utilisera plus que le téléphone et n´aura plus aucun contact avec ses collègues. Chaque journée passée devra faire l´objet d´une rencontre pour faire le point de ce qui va et de ce qui ne va pas. Cette phase d´expérimentation, qui peut s´étendre sur plusieurs mois, doit être précédée d´un plan d´étude visant à cerner les objectifs de l´entreprise et à mesurer la viabilité du projet. Elle doit également donner lieu à une réflexion sur l´aménagement du contrat de travail sur d´éventuelles négociations avec les syndicats. Aménager la transition 25 % des employés estiment que les principaux avantages du télétravail résident dans la souplesse des horaires, le gain de temps et l´autonomie dans le travail. Un ensemble d´implications qui, selon les experts, donnerait lieu chez les employés à un accroissement de productivité de 20 à 30% du simple fait qu´ils puissent travailler n´importe où et à n´importe quelle heure. La transition peut toutefois se révéler douloureuse. 59 % des salariés considèrent que le principal inconvénient du travail à distance réside dans l´amoindrissement des échanges avec l´entreprise, en particulier avec leurs collègues de travail. La solution : le télétravail en alternance. Un statut transitoire pour l´employé comme pour l´entreprise, cette dernière pouvant ainsi accompagner son télétravailleur en herbe dans sa prise d´indépendance tout en lui offrant, au prix d´une productivité identique, une meilleure qualité de vie.
      06/12/2005
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